Crise et économie néo-zélandaise

Economie néo-zélandaise

Economie néo-zélandaise

Banque Centrale Néo-Zélandaise

Celle-ci devrait également conserver ses taux à 2.50%. Lors de la dernière réunion de la banque le gouverneur Allan Bollard avait semblé prudent sur les prévisions économiques, particulièrement en raison de la force du dollar néo zélandais qui a créé des risques supplémentaires. Là où le dollar terminera sa journée de trading dépendra probablement d’une seule déclaration : la portion finale. Le dernier rapport de politique monétaire a montré que la banque centrale « souhaitait conserver ses taux référentiels au niveau actuel jusqu’à la seconde moitié de l’année 2010 ». Cela fut un changement par rapport au mois précédent lorsque la banque avait laissé la porte ouverte à d’éventuelles réductions de taux supplémentaires, ce qui explique finalement pourquoi le dollar néo-zélandais est parti à la hausse. Toutefois, la mesure de Crédit Suisse des attentes des traders en termes de taux a chuté progressivement vers 163 points sur les 12 mois à venir, contre 232 points le 28 octobre. Dans l’ensemble, si le rapport de la RBNZ est plus optimiste sur les perspectives économiques, le dollar NZD pourrait partir à la hausse. Néanmoins, si la banque centrale voit des risques dans la récente appréciation du dollar, celui-ci pourrait chuter sur des craintes d’intervention.

Conjoncture économique

Après un taux de croissance de plus de 2% sur les années 2005, 2006 et 2007, le PIB de la Nouvelle Zélande a chuté en 2008-2009 suite au ralentissement mondial de l’économie. Le pays a affiché dix huit mois de croissance négative, avant que le PIB ne se stabilise à 0,1% au second trimestre 2009. Cette amélioration relative serait due à la mise en place d’une politique monétaire efficace (baisse du taux directeur de 8,25 % en juillet 2008 à 2,5 % en avril 2009), une politique fiscale incitative, une forte augmentation du solde migratoire qui a stimulé la demande intérieure, la petite reprise enregistrée dans les secteurs de l’immobilier et des services aux entreprises et la baisse des taux d’intérêt se conjuguant à l’augmentation du solde migratoire pour stimuler le marché immobilier à l’achat. L’activité a été fortement influencée par le dynamisme du secteur primaire, en particulier les industries de la pèche, forestières et minières. Les facteurs de croissance de l’économie néo-zélandaise sont traditionnellement la demande domestique et les exportations.

Le PIB par habitant est en train de rattraper celui des principales économies d’Europe de l’Ouest. Le chômage, en baisse depuis 2003, est reparti à la hausse suite à la crise et pourrait atteindre 7% en 2010.

En réponse à la récession économique qui a frappé la Nouvelle-Zélande, un plan de relance a été adopté, ciblant en particulier l’emploi, l’éducation, le tourisme, les télécommunications, le bâtiment et les infrastructures.

Principaux secteurs d’activité

La Nouvelle-Zélande est l’une des plus petites économies de l’OCDE qui continue à être très dépendante des produits agricoles. L’agriculture représente la principale source d’exportation de la Nouvelle-Zélande. En 2008, les produits laitiers ont représenté 21% des exportations totales de marchandises de la Nouvelle-Zélande. Les autres principaux produits agricoles exportés sont la viande, le bois, les fruits et les produits de la pêche. La Nouvelle-Zélande a aussi une industrie vinicole florissante. Le pays dispose de nombreuses ressources naturelles, en particulier du gaz, du pétrole et du charbon.

Le secteur des services compte pour plus des deux tiers du PIB et emploie près de 65% de la main-d’oeuvre. Le tourisme, en forte croissance ces dernières années, est l’une des plus importantes sources de devises du pays. Le commerce de détail et de gros, le secteur de la restauration et de l’hôtellerie sont des composantes majeures de l’économie néo-zélandaise, comptant pour près de 25% du secteur des services. La qualité des infrastructures de transport joue un rôle essentiel dans le développement économique du pays.

Commerce extérieur

Le commerce international est un élément essentiel de l’économie néo-zélandaise qui est maintenant l’une des économies les plus ouvertes du monde. La part du commerce extérieur dans son PIB représente plus de 60%. L’économie du pays est très tournée vers le commerce, avec des exportations de marchandises et de services qui comptent pour 33% des sorties totales.
Les principaux partenaires de la Nouvelle Zélande pour le commerce (à l’exportation et à l’importation) sont l’Australie (la plupart des marchandises circulent librement entre les deux pays), les Etats Unis, le Japon, la Chine, la Corée et le Royaume-Uni.
La balance commerciale est redevenue excédentaire au second trimestre 2009, en dépit de l’appréciation du dollar néo-zélandais, en raison de à l’augmentation des exportations de lait et de la baisse des prix et des volumes d’importation.
Les principales exportations du pays sont les produits laitiers, la viande, la laine, les machines, les fruits et les cacahuètes. Les biens principalement importés sont les véhicules, les machines, les carburants minéraux et les pétroles, les équipements électriques et électroniques et les plastiques.

Source(s)

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